D'où vient-elle?

On en sait malheureusement très peu sur l'histoire de la chèvre!
On sait juste que nos biquettes ne sont ni plus ni moins que des bouquetins et des aégagres domestiqués. Cette domestication en a fait toutes les races caprines que l'on connais aujourd'hui!

La chèvre était, au début de son histoire avec l'homme, la "vache du pauvre".
Elle accompagnait bergers et paysans sans le sou, et ne suscitait guère la sympathie des foules...

Peu à peu, elle sort pourtant de l'anonymat.
Elle devient, dans les villes, chèvre de trait: elle tire avec patience les voitures pour enfants!
Quelques citadines sont attirées par le coté "exotique" de cet animal, et se mettent à jouer aux fermières.

Dans les années 1850, la Société Zoologique Impériale d'Acclimatation de France la met à l'ordre du jour. Et c'est Joseph Crepin (1849-1943) qui fait la première distinction entre les différentes races de chèvres qui étaient jusque là qualifiées de "communes".
Ce sera le lancement de la "capriculture".
M. Crepin mettra au jour la première collection vivante!
Grâce à cet homme (qui s'était, pour la petite anecdote, intéressé aux chèvres et à leur lait parceque son fils était allergique aux autres aliments!), la biquette devient un animal parfait produisant un lait sain pour les nourrissons.
Elle devient donc une nécessité vitale après la guerre de 1870, période où la mortalité infantile était très élevée.
C'est ainsi que la chèvre laitière gagne ses premiers galons!

Et c'est à la fin du XIXème siècle que Biquette devient animal familier grâce au mouvement belge des jardins familiaux.

Dans les années 1920, l'Office des races définit les différents standards caprins.
A cette période, Joseph Crepin lance une revue qui a pour but de faire connaître cet animal et son élevage qui est si bénéfique aux nouveaux-nés.
Il développe la race Alpine qui sait s'adapter à toutes les situations.
Il espère en faire un animal de compagnie.
En même temps, dans les Deux Sèvres, la race Poitevine prend un nouvel éssort, dû entre autres à sa merveilleuse qualité laitière et à ses fromages si bons.
Malheureusement, une épidémie de fièvre aphteuse décime la Poitevine.
L'Alpine prend donc le devant de la scène.

Dans les années 1960, la demande croissante de lait et de fromages va entraîner une intensification de l'élevage caprin. L'Alpine et la Saanen prendront naturellement le dessus sur les races locales. Elles sont en effet à ce moment là en plus grand effectif, et ont une production de lait plus importante.

Aujourd'hui, la majorité des grands élevages laitiers se situe en Poitou-Charentes.
On ne voit plus de chèvres dans nos campagnes, les élevages étant souvent en "hors-sol", c'est à dire que les animaux sont élevés en bâtiments et ne pâturent plus dans les vertes prairies.

Quelques petits éleveurs cependant persistent à produire du lait avec des races locales.

C'est pour cette raison que la chèvre naine montre le bout de son nez depuis quelques années: Biquette nous manque, et sa version "mini" étant bien plus rustique et plus facile à entretenir que sa cousine la chèvre laitière, elle connait un regain d'intérêt considérable!

Et nous, les nostalgiques, nous ne pouvons nous passer de sa présence parmi nous, et, ma fois.....elle nous le rend au centuple!

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